Le lac Abbé

Publié le par les py qui chantent

Le lac Abbé

A droite le désert, à gauche l'autre partie du désert, au milieu la piste qui traverse le désert ...une gazelle...trois hommes endormis à l'ombre de leur brouette...des cailloux...un village...

Les enfants arrivent en courant autour de la caravane de 4X4 que nous formons, ils veulent de l'eau, des sous, des bonbons; ils parlent français, font des grimaces, des signes de la main …

Nous récupérons le guide qui nous amènera jusqu'au lac et sa femme qui s'occupera du diner.

Et nous repartons dans le désert : le sable...les cailloux...un oued ...du calcaire qui nous donne l'illusion de traverser une plaine enneigée ( il fait 43°C !)...les cailloux sont de plus en plus gros et le 4X4 monte la dernière pente avec difficulté...enfin , nous apercevons les cheminées d'argile, encore un peu de sable et un petit ensablement, et nous arrivons au campement qui surplombe le lac immense, et ses cheminées bizarres.

Nous montons le campement rapidement car maintenant nous sommes des pros des nomados : lits picot- moustiquaires, un coin ado, un autre pour les filles, et une tente pour les plus petits, les tables réunies pour le repas, et chaque famille (enfin surtout les parents ) regroupée devant son véhicule. Nous sommes partis à cinq familles avec chacune trois à six enfants, autant dire que le campement est large et bruyant. La nuit est égayée par le bruit du vent, les moustiques et surtout les délires des enfants : les grands énumèrent aux filles tous les animaux de la faune locale, et les filles imaginent toute la nuit qu'elles peuvent se faire lécher les orteils par des hyènes, des chacals, des phacochères et autres petits mammifères poilus ... Les animaux y mettent aussi du leur puisque nous entendons des cris et des sortes d'aboiements qui alimentent leurs cauchemars et mes angoisses !

A 5 h du matin, le réveil a été difficile, mais nous avions rendez-vous avec le soleil :)

Le paysage autour du lac est étonnant. Les sources d'eau chaude sont entourées de verdure et nous avons croisé des troupeaux d'ânes et de moutons; beaucoup d'oiseaux aussi au fur et mesure que nous avancions vers le bord du lac : vanneaux, oies sauvages, ibis, et bien-sûr les flamands roses par centaines, avec leur cris étranges et leur vol majestueux au dessus du lac boueux. Mais le lac n'était pas si puant que ça, j'en étais presque déçue car normalement le lac s'appelle « Abbé » qui veut dire « puant » ou « pourri » parce que les cheminées de souffre côtoient la boue du lac dans un ambiance que j'imaginais plus odorante ; il faisait surement déjà trop sec, tant pis !

Malgré l'heure (très) matinale, le retour s'est fait sous un soleil de plomb, et la marche au milieu des cheminées nous a semblée longue ; il faut dire que nous avions marché une bonne heure avant d'atteindre les flamands roses, et oui, ça se mérite !

Heureusement, de retour au campement un bon petit déjeuner nous attendait : beignets, chaï et Nutella, de quoi reprendre des forces avant de finir l'aventure : 100 km de piste dans le désert avant d'atteindre Dikhil, sa palmeraie et notre déjeuner, puis encore 200 km de route et de camions avant Djibouti.

Le lac Abbé
Le lac Abbé
Le lac Abbé

Publié dans aventure, voyage

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Anthony 11/03/2015 09:13

Bravo, il n'y a pas que les flamands roses qui font briller leur plume au soleil.

psyelodie 16/03/2015 06:44

Anthony, attention, bientôt tu seras aussi sur le blog ...
bisou

Tricot 11/03/2015 07:37

Même les lacs puants donnent envie décrits comme ca! Bravo pour ces récits qui continuent de nous faire voyager et nous font entrevoir que la famille Py a l'air bien au Djibouti! Bises des Tricots