Le bout du monde ...

Publié le par les py qui chantent

encore un coucher de soleil !

encore un coucher de soleil !

Nouvelle année, nouveau groupe, nouvelles découvertes : nous nous éloignons des fonds
marins pour découvrir les terres et le nord du pays. Nous partons donc à six voitures parmi
lesquelles nous n'en connaissons que trois, pour rejoindre Godoria, tout au Nord, au
dessus de Obock. Ça sera donc la première fois que l'on se baignera dans la mer rouge
véritablement ; jusqu'à maintenant, on trichait un peu en plongeant dans le golfe de
Tadjoura.
Nous revenons donc aux origines puisque la première présence française à Djibouti date
du gouverneur Léonce Lagarde à Obock, où l'on peut encore voir la maison du
commissaire de la république. A la fin du XXème, le port, la ville et ses commerces ont été
transférés sur l'autre rive du Golfe. A Obock, on trouve maintenant un immense camps de
réfugiés yéménites et un port de pêche tranquille. La ville est adossée à la montagne, on
la traverse vite, puis après le poste de garde, la route s’arrête sur le désert, il faut filer vers
l'est.
Nous faisons un détour par le phare de Rasbir. Car le désert ici rejoint la mer, et entre les
deux s'élève cet immense phare : 60 mètres de haut, 231 marches (ou 240 selon les
enfants!).
Dans le désert, comme d'habitude, les papas s'éclatent au volant de leur 4X4 : ils
tournent, ils virent, ils dérapent, ils s’embourbent …
A l'arrivée à Godoria le paysage magnifique sort Arthur de ses rêveries : « c'est
paradisiaque, on se croirait à Arcachon ! » !
Le campement en revanche est un peu rustique : un ensemble de toukouls recouverts de
nattes et équipés de lit éthiopiens instables, à l'écart un petit bâtiment en dur
qui abrite des toilettes à ciel ouvert ; ce soir nous pourrons trôner face à la mer !
Pas de plongée non plus car il n'y a pas de barrière de corail : juste une immense plage
de sable fin à l'est (comme à Berk mais en plus chaud quand même!) et la mangrove à
l'ouest.
Le lendemain le guide nous amène faire un tour en bateau dans la mangrove. Nous y
trouvons de beaux oiseaux cachés dans les palétuviers : martins pécheurs, hérons,
aigrettes, et même des dromadaires !
Pour le retour à Djibouti, nous continuons l'aventure en prenant le ferry , on y monte les
voitures, entre les camions, motos et biquettes. Puis on s'installe à l'étage où chacun sort
son pic-nique, jusqu'à ce que le roulis nous fasse regretter cet excès de zèle. Le bruit du
moteur, les odeurs de gazoil, le mouvement du bateau ont bientôt raison de notre
estomac. Je file à l'avant avec Agathe prendre un peu l'air, pendant que les garçons,
imperturbables montent un étage de plus pour aller visiter le poste de pilotage.

On apprendra plus tard que ce jour là, le cyclone Chapala approchait des côtes
yéménites et commençait à secouer les bords de mer alentours...

le phare de Rasbir

le phare de Rasbir

en panne au milieu de nul part

en panne au milieu de nul part

au port d'obock

au port d'obock

la mangrove

la mangrove

le ferry

le ferry

Publié dans voyage, aventure

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