La route des déserts

Publié le par les py qui chantent

La route des déserts

A droite le désert, à gauche l’autre partie du désert ….

Et oui, on a remis ça,et cette fois-ci on est parti à l’ouest de Djibouti pour traverser les déserts de Gadadé, Agna, et Grand Bara à la recherche de la faune locale.

Départ donc en caravane de 4X4, pour traverser dès la sortie de Djibouti une

immense étendue de cailloux : des gros cailloux noirs grillés par le soleil, des

cailloux ronds polis par l’eau qui un jour passa par l’oued, des cailloux blancs

cassés sur la piste …

Enfin nous arrivons au désert de Gadadé, anciennement lac du même nom,

donc une large plaine d’argile craquelée, sur laquelle papa joue à faire des

ronds en voiture pendant que maman agonise sur le siège passager : et oui,

entre temps la clim nous a lâché, et moi, au dessus de 45°C, je me sens un

peu flapie …..

Malheureusement ce beau désert ne dure qu’un temps et nous retombons

dans les cailloux, les noirs grillés, les gris polis, et les arbres morts par-ci par-là.

En réalité, les acacias semblent tout desséchés mais ils ne sont pas

morts, à la moindre goutte de pluie ils se réanimeront et se recouvriront de

verdure et de petits pompons blancs.

Enfin, après les mirages, nous arrivons aux sources d’eaux chaudes d’Agna.

La vie autour de l’eau : autour des ruisseaux, les palmiers, les phacochères,

les oiseaux, vanneaux, aigrettes, perdrix, et les habitants locaux très vite attirés par notre campement. Les hommes s'attroupent au centre de notre cercle de voitures et semblent commenter nos efforts. Nous sortons comme d'habitude une grande rangée de tables et chaises, les lits picots, les glacières et même deux douches !! J'imagine que notre installation doit les faire rire, eux qui n'ont que leur fouta et leur couteau à transporter et dormiront allongés directement sur le sol.

Le lendemain matin, nous sommes réveillés par les aboiements de ce que l’on

a imaginé être une meute de chacals. Il parait que des fénnecs ont visité nos

poubelles. Petit dejeuner au soleil et rangement de tout notre barda. Les femmes sont là pour récupérer quelques morceaux de pain, des vêtements, des bouteilles vides...

En partant nous croisons des troupeaux d’ânes et de dromadaires. Puis,

dans le déserts, c’est reparti pour la course aux phacochères, aux gazelles, et

même aux autruches : effectivement elles courent à plus de 50 km/h !

Au retour , après une route nationale très locale, ( défoncée et parcourue de

kilomètres de camions faisant le transit vers l’Ethiopie), nous avons déjeuné à

la palmeraie de Dikil que nous avions déjà visité lors de notre sortie au lac

Abbé (…)

Dans le désert du Grand Bara Arthur et Agathe ont pu conduire la voiture, à

nos risques et périls…

Et , oh surprise, en rentrant à la maison les cloches étaient passées (dans le

salon climatisé!)!

La route des déserts
La route des déserts
La route des déserts
La route des déserts

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