Nos belles rencontres...

Publié le par les py qui chantent

Saada

Saada

Saada, ma psy préférée.

En réalité, elle est secrétaire, à l'HMC depuis 20ans : 150 kg de bonne humeur, toujours souriante, elle est la mémoire et les archives du service de consultation. Saada a croisé des dizaines de médecins et des centaines de patients, sans jamais se plaindre ni critiquer. Elle règne sur le secrétariat en chantant des tubs des années 80 derrière la vitre de l'aquarium. Elle accueille et oriente les patients, répond au téléphone, trouve toujours de quoi adapter les réponses un peu sèches des médecins. Elle nous prépare le chaï tous les matins (ou le café selon les goûts), connait nos habitudes et nos horaires de travail, et sait nous amadouer pour obtenir des rendez-vous en urgences ou gratuits.

Mais Saada a surtout un rôle d'interprète : elle voit avec nous les patients djioutiens, traduit leurs paroles, retrace leur biographie, nous explique le contexte des familles, nous rappelle nos dernières consultations : "' elle va mieux aujourd'hui Docteur, la dernière fois elle délirait, mais là elle est cohérente"

Je lui est déjà suggéré de faire des études de psycho, car je l'imagine bien ouvrir son cabinet de consultation lorsque l'hopital sera fermé !

Guenette, notre nouvelle cuisinière.

L'épouse de Mohamed nous a rejoint en Février 2015. Elle est éthiopienne comme lui, Oromo, et ne parle ni français, ni anglais, ni même somalien. Elle est arrivée après un long voyage en voiture avec Idriss, une valise, et l'espoir d'un beau mariage. Je ne suis pas sûre qu'elle savait en quittant son pays ce qui l'attendait à Djibouti : la précarité de sa vie de femme de chouff, l'aridité du climat, l'éloignement de sa famille.

Toute timide et toute jolie dans son voile de mariée, pendant un an Guenette n'est pas beaucoup sortie de sa cabane au fond du jardin. Grace aux bons soins de Véronique, elle a appris quelques mots de fran-glais, et a tenté des petits boulots dans le quartier. Malheureusement après un an les bébés tant attendus ne sont toujours pas là, Guenette se lasse, sa famille lui manque, elle s'ennuie, s'isole...

Depuis quelques semaines nous lui avons proposé un poste de cuisinière à la maison. Fini le blougui-boulga de Loula, Guenette prépare le repas tous les midis. Elle collecte dans son cahier d'écolière des recettes qu'elle apprend l'après-midi avec Fatouma ou avec nous le soir. Notre nouvelle cuisinière range la vaisselle à sa manière, mais elle apprend petit à petit nos coutumes, et les enfants apprécient beaucoup ses muffins au chocolats en rentrant de l'école !

Béatrice, mon maître de yoga.

Le calme et la sérénité faits femme, sa terrasse est notre refuge : à l'abri des moustiques, au coucher du soleil, nous enchainons les postures de son cours dynamique, et transpirons pendant plus d'une heure avant d'accéder à quelques minutes de méditation, sous le chant mélodieux du muezzin du quartier. Béatrice a toujours une parole bienveillante lorsqu'elle nous replace dans l'axe recherché, toujours une petite tisane détox pour nous remettre en route après le cours, toujours une solution pour les corps récalcitrants, et toujours des copines spécialistes du bien-être à nous présenter...

Mes voisines : Madiha et Véronique.

Toutes les deux brillantes par leur patience et leur bonté, toujours actives, toujours debout !

Nous avons partagé pendant un an ou deux les conduites à l'école, les activités CSAD, les nomados autour de Djibouti, les soirées en terrasse, les restos entre adultes, les anniversaires des enfants, les coupures d'eau et d'électricité, les pluies rares et précieuses, les pannes de voiture, les bon plans pour apprécier les petits bonheurs de la jungle djiboutienne. J'espère que nous nous retrouverons à leur retour en France.

Les copines de 2015 : le clan des bouffardiens.

Claire, Quitterie, Amélie, Anne-Claire, Florence, qui m'ont accueillie dans ce nouveau pays, m'ont appris à l'apprécier, et avec qui nous avons baroudé, avec enfants et maris du Kemp' au lac abbé, des sables blancs à la place A. Rimbaud, de l'HMC à la Pergola.

Emma, ma seule partenaire de soin à Djibouti.

Une Bretonne djiboutienne, comme elle se définit, qui a réussi l'exploit de monter et maintenir le pôle médical dans lequel elle recrute les infirmières, les médecins et tous les paramédicaux qu'elle arrive à attraper le temps d'un séjour, pour soigner expat' et locaux avec les moyens du bord.

Denis, notre prof de plongée préféré.

L'homme capable de maintenir Agathe sous l'eau face à une murène !

Corine et Didier

Chacun à leur manière, ils m'ont fourni des clefs autour de la dyslexie et des profs de collège...

Guenette

Guenette

Béa, et les bouffardiennes ...

Béa, et les bouffardiennes ...

Publié dans travail, voyage, vie quotidienne

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